Amis du jour bonjour,Amis du soir bonsoir

Bienvenue sur ONE-SHO0TS_
Je vais vous expliquer le principe de ce blog : Il rassemblera plein de petites histoires, parfois écrites par moi mais le plus souvent (je l'espère) par vous. Pour cela j'ai besoin que vous m'envoyez vos O-S par e-mail (ne m'addez pas, je n'accepte pas les demandes =P) à A-meli.melo@hotmail.fr, en mettant bien-sûr votre pseudo/âge/blog et puis, si vous voulez, une musique qui va bien avec le texte. Si vous n'en avez pas, j'essayerais de vous en proposer une et vous me direz si elle vous convient =) Ah oui, j'allais oublier, j'essayerais d'illustrer vos O-S grâce à mon imagination ^^, si vous ne voulez pas que je le fasse ou si vous l'avez déjà illustré, dîtes-le moi =).
J'espère que vous avez à peu près compris xD
Sur ce, bonne lecture et à vos plumes, artistes en herbe !

# Posté le samedi 24 mai 2008 07:12

Modifié le mardi 17 juin 2008 16:51

One-Shot 1Sterben für dich...Par : moi

One-Shot 1Sterben für dich...Par : moi
Musique : Lafee - Sterben für dich (D'habitude j'aime pas trop Lafee, mais cette chanson va bien avec mon histoire)


____Penché au dessus des toilettes, je me vide de tout ce que j'ai dans le ventre. Ça fait un mal de chien, ma gorge me brûle et mon ventre me tiraille, je n'aime pas vomir. Seulement, ce soir j'étais au restaurant avec le groupe, j'étais donc obligé de manger un peu... Mais mon estomac ne peut plus rien garder. De toute façon ce n'est pas grave : je suis gros, alors vomir ne peut me faire que du bien.

« - Bill ? T'es là ? »

____Et merde, c'est la voix de mon frère. Il n'est pas au courant que je vomis mes tripes dès que j'avale quelques aliments... Je tousse un petit coup, tire la chasse d'eau, me colle un sourire factice aux lèvres et sort de la cabine.

« - Ça va pas Bill ? T'es tout pâle !
- Si, si, tout va bien frérot, je suis juste un peu fatigué en ce moment...
- Ah, je me disais bien que tu n'avais plus autant d'énergie pendant nos concerts, mais ne t'inquiètes pas, petit frère, dans quelques jours on est en vacances pour deux semaines, tu vas pouvoir retrouver la forme !
- Oui, si tu le dis...
- Au fait, Bill, je voudrais te remercier.
- Me remercier ? Mais pourquoi ?
- Te remercier de m'écouter quand je ne vais pas très bien, de ne jamais répéter les secrets que je te dis, de tout me dire... »

____Il me prend dans ses bras.

« - Oh Tom, c'est trop beau ce que tu dit...
- Mais non, c'est normal entre frères, et puis je sais que tu ressens la même chose; je t'aime mon petit frère ! »

____Que pourrais-je répondre à ça ? Il me fait confiance, me dit tout, croit que je lui dit tout, mais ce n'est pas le cas. Il croit que je suis juste fatigué, en fait je n'ai rien mangé depuis trois jours. Il croit que je lui confie tout, comme il le fait lui, mais il ne connaît pas la moitié de ma vie... Ce que je cache, ma dépendance à la cigarette et à l'alcool, mes scarifications, mes one-nights, mon homosexualité. Ceci est ma face cachée, personne ne me connaît sous cet angle, je n'ose même pas imaginer la réaction de mon frère s'il savait tout ça... Je suis dans ses bras et tout ce que j'arrive à faire c'est lui glisser dans le cou un petit « Moi aussi », en sanglotant doucement, puis je m'enfuie en courant, je traverse le restaurant et je continue mon sprint, à travers les rues. Je ne vois pas les heures passer, mais je cours encore, à présent je suis sorti de la ville, et quand je n'ai plus de force, je m'écroule dans un champs. J'ai le souffle saccadé, l'air me manque, je suis épuisé par cette course folle... D'ailleurs je me demande comment j'ai pus avoir autant d'énergie pour courir aussi longtemps... Je suis épuisé, et étrangement je me sens bien. D'habitude je ne connais cette sensation qu'après m'être taillé les veines... Je suis serein, je vois un peu trouble, ma tête tourne mais ce n'est pas désagréable, au contraire ! Je sens que je m'affaisse un peu plus dans le sol terreux, tout autour de moi devient noir, vais-je quitter ce monde ? Quelques minutes passent, peut-être étaient-ce des heures, je ne sais pas, je ne sais plus...

« - Bill, Bill ! Pitié dis-moi que tu m'entends ! »

____J'entends cette voix lointaine, elle résonne dans ma tête, ça fait mal.

« - Petit frère, c'est Tom, c'est moi... Pou... Pourquoi tu bouges plus Bill ?! »

____C'était donc la voix de mon jumeau, il pleure je le sens, ça fait encore plus mal.

« - Bill, Bi... ill, je... j'ai... j'aime p... pas te... te voir co... comme ça... Je... je t'aime petit frère... Je veu... veux pas qu... que t... tu partes... Me... me laisse p... pas seul... »

____Mais Tom, je ne mérite pas ton amour... Je suis gros, je pleure tout le temps, je suis accro à la clope et à l'alcool, je ne suis même pas capable de me défendre tout seul, j'ai tout le temps besoin de toi et de ton soutien... Si je m'en vais, tu seras enfin tranquille, tu m'auras plus à me protéger, à t'occuper de moi, tu pourras enfin vivre ta vie, Tom.

« - Bill ? Bill je... je sais qu... que tu m'en... entends, a... alors écoute-moi, ok ? Je t'ai... aime B... Billou... P... pars pas... »

____Il éclate en sanglots, ça me transperce le coeur. Tom je ne veux pas que tu souffres à cause de moi, je veux que tu sois heureux, que tu vives une belle et longue vie, que tu rencontres la personne qui te fera rire et sourire, que tu ai des enfants, que tu ais une grande carrière musicale, car je sais que c'est ton rêve, et surtout, je veux que tu m'oublies, moi et tous les soucis que je t'ai apportés. Tom, je vais partir pour ne plus jamais revenir, car je t'aime trop pour rester ici à te pourrir l'existence. J'espère que tu comprendras que je fais ça pour toi, je t'aime tant, grand frère...

____À présent, je vois tout blanc, et une lumière éblouissante m'attire, je me sens de plus en plus léger, j'ai l'impression que mon corps s'envole... Peu à peu je ne sens plus aucun de mes membres, mais j'ai une image en tête : ton visage, Tom. Ma dernière pensée aura été pour toi...

« - Bill ? Bill ? Bill ? No.. Non, ce... ce n'est p... pas possi... possible... NON BILL ! REPONDS-MOI, pitié, petit frère... »

# Posté le samedi 24 mai 2008 08:15

Modifié le mercredi 26 novembre 2008 07:54

One-Shot 2L'inconscience est le plus puissant des alcools en amour.Par : fic-twins-x

One-Shot 2L'inconscience est le plus puissant des alcools en amour.Par : fic-twins-x
Musique : Papa Roach - Forever

____Dans un lieu isolé, campagne profonde, accompagné de la mer longée d'une plage de sable blanc et surmonté d'un escarpement sur le côté. C'était une nuit noire. Seule lumière de rayons de lune discrets. Une grande vieille maison plongée dans les ténèbres se situait sur la falaise. On pouvait croire qu'elle était habitée. Une petite voiture était garée sur l'allée menant à ce domicile. Une villa d'un style ancien ; moitié-bois, moitié-pierre. Une fenêtre à l'étage était grande ouverte. De fins rideaux volaient au dehors, projetés par le vent violent. Des cris soulevés par le vent, atteignaient la grande falaise offrant une vue du littoral extra. L'ouverture était de plus en plus proche ; on pouvait apercevoir que cette pièce était en réalité une chambre. Des murs en crépi blanchâtre encadraient un lit simple composé d'un matelas drapé de noir et d'un sommier en acajou.

____Deux personnes étaient présentes d'après les contours dessinés faiblement par les lueurs lunaires. Il semblait que c'était deux « mâles ». Oui, deux hommes. Plus précisément, jeunes et minces. Deux jeunes hommes en train de jouir. Leur attirance pour le même sexe n'était pas encore déterminée. Un, dominait l'autre. Cet autre était dominé. Tous deux gémissaient. Partagé entre agonie et plaisir. Le summum presque excessif. Ils étaient à genoux au centre du pieu, trempés de sueur. Celui qui était positionné derrière, avait des dreadlocks blondes lâchées, sa langue, caressant le cou de son amant, frottait contre son piercing à la lèvre. Une main posée pour l'instant sur le ventre, la deuxième s'activait sur le sexe durcit de l'autre, produisant des vas et viens d'abord lents puis accélérés.

____Double paroxysme de désir, de jouissance. Celui qui subissait ce plaisir déployé, avait de longs cheveux noirs, mouillés par sa transpiration. Un petit piercing à l'arcade et une étoile tatouée sur le bassin droit retracée par une main masculine délicate. Ses propres mains aidaient en attrapant celles du blond sur sa virilité. Leurs corps étaient sans cesse en mouvement ; coups de bassin d'avant en arrière, doigts se promenant sur chaque forme corporelle, prononçant vivement les hanches du brun. Le brun allait bientôt exploser.

– Tom...han...

____L'éjaculation était prête. Plus que quelques secondes. Le « dominant » aussi. Son bassin bougeait plus vite, plus fort. Ça y est.

____Ils éclatèrent ensemble, montant au septième ciel, certes pour moins d'une minute, mais surpuissante. Le certain « Tom » se retira avec violence, virant le préservatif d'un geste dans le coin. Il fit descendre ses mains lentement sur le corps de son partenaire, ayant le visage tordu par la douleur de la sortie. Tom lui agrippa les siennes, le retournant face à lui. Il se baissa progressivement, l'obligeant à s'étendre, pour qu'ils s'allongent face à face, en travers du lit. Les yeux dans les yeux, dévorant chaque parcelle de peau. Haletant, ils avaient le souffle fort, souffle ardent pour l'autre. Celui qui se trouvait en dessous se nommait Bill. Il était fou amoureux. Peut-être trop...Ils respirèrent bruyamment de longues minutes, pour reprendre à nouveau haleine.

____Tom remuait son piercing, rendant encore plus attrayantes ses lèvres charnues. Tentation. Mais il craqua le premier et embrassa le brun sauvagement, sans desserrer ses phalanges emprisonnant les fines mains de Bill, de chaque côté, le bloquant. Leurs langues s'entrechoquaient, entraînant une danse sans faux-pas. Leurs sexes collés, en turgescence insatiable. Le brun, ayant en marre de cette captivité qui l'empêchait tout autre mouvement, roula soudainement pour se retrouver dans l'autre sens et prendre le relais. Fixant cet être charnel d'un regard de braise, insufflant de la fatigue.

– Stop.

____Un silence suivit ses paroles. Tom ne semblait pas beaucoup apprécier. Son regard était impassible. Après ce mutisme, il se releva de dos face à son amant. S'appuyant contre le rebord de la fenêtre. Une table basse effleurait ses mollets musclés. Elle comportait un tiroir, du même bois que celui de la couche, dessus était posée une bouteille d'alcool. Cette dernière était déjà entamée. Il la prit en main et y but au goulot. Bill soupira. Il se leva à son tour au ralenti et le rejoignit. Embrassant sa clavicule avec douceur, il resta derrière lui, patienta.

– Laisse-moi.
– Arrêtes de boire. A chaque fois, c'est pareil...Tu vas finir soûl.

____Le dreadeux l'ignora. Ce couplet il le connaissait par c½ur et ce n'était pas lui qui allait le faire renoncer maintenant.

– Je t'aime...cher frère...murmura Bill.

____Révélation cruciale. Pire ennemi qu'un anonymat homosexuel. Ils s'aimaient entre frères. Jumeaux de surcroît. C'était un lourd secret. Caché de tous. La situation était plus difficile qu'autre. Fardeau trop lourd à supporter, mais, il n'y a que « l'embarras du choix »...

____Son jumeau n'attendit qu'un court instant avant de s'engouffrer en arrière dans la pièce d'où elle n'était plus visible par cette lune magnifique. Tom ne fit que des bruits grossiers, avalant de longues gorgées d'alcool. Il ne répondait jamais à ces mots. La bouteille était en équilibre sur le rebord. Le blond n'était entouré que du néant maintenant. Vide, n'entendant même plus le froissement de l'air, ne sentant pas les frôlements des rideaux non plus. Dernière chance de se ressaisir.

____Il la laissa tomber sans remord. Puis, sans raison, il brisa la bouteille d'un coup de poing, la faisant voler dans le jardin ombreux. Sa main était pleine de sang : le rouge coulait sur ses doigts pour finir au sol goutte à goutte. Il la lécha. Il y prit goût. Recommença. Une nouvelle fois. Jusqu'à ce qu'il disparaisse. Entièrement fasciné, il n'eut aucune conscience de ce qu'il se passait autour. Toujours nu, à la fenêtre. L'aube se montrait au fur et à mesure. Camouflée par les grands peupliers de la falaise. Il se délecta les lèvres. Et alluma une cigarette. Assortie aux couleurs de l'aurore. Rejetant fumée et cendre à l'extérieur. Il ne savait pas depuis combien de temps il était là. Une demi-heure ? Deux heures ? La matinée semblait trainer, s'allonger dans le ciel, s'étirant. Il ne remarqua que ses multiples fagots dans le cendrier, fumant clope sur clope.


____J'étais parti. Loin. Pourtant...Et pourtant je l'aime. Mon frère.

____Le nouveau continent n'avait pour moi plus de secrets. Ou du moins, concernant New-York. Une ville de fous. Mon américain, devenu parfait, dérivait en « germain » dans les mauvaises situations. Sinon je passai inaperçu. Mon look était « bien accepté » ici. Personne ne m'emmerdait. Je traînai avec une bande de potes, toute attirance sexuelle mélangée. C'était sympa. Mais ce n'était pas chez moi. Tout me manquait...La mousson, les paysages trop gris, ma famille incompréhensive...Tous des défauts dont j'avais marre de supporter mais qui étaient ma seule source, là-bas.

____Dans deux jours je repars. Je reviens dans mon pays natal. J'y pensai chaque jour. Chaque jour un peu plus à lui. Seul homme que j'aime sincèrement.

____L'aéroport n'avait pas changé. Moche et terne. Je revoyais mon départ, il y avait un an et demi, seul et triste. Le soir pareil tel aujourd'hui.

____Je rentrai, la maison était sans lumière. La maison qu'on partageait tous les deux, les murs ne portaient qu'amour...Autrefois...Comme si tout avait disparu. Un sentiment glacial me saisit. Habitait-il toujours là au moins ?! Je montai l'escalier quatre à quatre, accourus dans notre chambre. J'étais en apnée. Peur. Peur de découvrir ce qu'il y allait avoir. La poignée se baissa lentement, très lentement. Me faire stresser encore plus. Mes yeux parcoururent la pièce. Ma respiration s'accéléra. Des vêtements en boule traînaient partout, les volets étaient à moitié fermés. Plusieurs bouteilles en vrac sur le parquet, je reconnaissais whisky, bière...J'avais oublié. Je n'y faisais cependant guère attention, trop en hâte d'apercevoir ce visage qui me hantais. Je devais m'avancer pour voir le lit.

____Il était là. Je respirai de nouveau. Soulagé. Il n'était pas parti. Il m'avait attendu. Alors que je l'avais abandonné. Sans ne rien dire à personne. J'allais me poser délicatement à ses côtés. Il avait de beaux cernes gris soulignant ses paupières closes. Le drap ne recouvrait qu'à peine son corps.
Il n'avait pas changé. J'avais toujours envie de lui. Je l'aime.

____Mes doigts effleurèrent sa peau douce, caressant sa joue. Je l'observais, détaillant le moindre changement. Je crus qu'il avait maigri. Il remua. Ses yeux s'ouvrirent un à un. Puis il me vit. Il me toucha, comme si il rêvait. De légères larmes coulèrent de ses yeux. C'était la première fois depuis des années que je le voyais pleurer. Son visage durcit. Il essuya d'un revers de main les gouttes versées.

____Je reçus une claque sans même l'avoir vu venir. Je le regardai interloqué. Il se leva, il était nu et se planta devant moi, les bras croisés. Ses pupilles étaient noires, elles me lançaient des éclairs. Je m'approchai. Je ne lâcherai pas. Je n'étais qu'à quelques pas de lui et une deuxième main marqua de rouge mon autre joue. Je ne reculai pas pour autant. Je lui attrapai les mains et mon visage touchait presque le sien. Il ne résista pas longtemps et nos langues se redécouvrirent. Notre baiser était langoureux, rempli de haine et de violence. Sa bouche avait un goût d'alcool, il n'était pas sobre...Ses lèvres m'ont tellement manquées, comment ai-je fait pour m'en passer ?


____Les deux frères se collèrent membre après membre, l'un contre l'autre. Bill avait lâché les mains du blond. Ce dernier ne put se détacher de son jumeau face à son désir intense. Tom déshabilla le brun sans douceur, tout en vitesse. Leurs mains allèrent et vinrent partout, ne s'attardant pas, même sur leurs sexes. Ils retracèrent leurs contours avec force, sans tendresse. Rapide. Oui. Il fallait que se soit vite. Le manque se sentait entre les deux. La chambre n'était déjà plus froide cause de la chaleur suffocante, émanant de leurs corps. Bill gémissait déjà. Tom s'agitait. Il en demandait plus. Sa langue vint sur le cou, suçotant, avec de petites traces bleutées laissées derrière, ouvrant la chemise de son frère, descendant peu à peu sur le torse de cet amant retrouvé. Ses mains allèrent sous le pantalon, soulevèrent les fesses de son jumeau, les caressant, revenant devant et le déboutonna. Celui-ci glissa sur les jambes du brun, laissant pour vu un caleçon rouge tendu par son pénis en érection. Les doigts du dreadeux s'y posèrent, chatouillant ses hanches, avant d'enlever son sous-vêtement très doucement. L'entendre encore gémir. Ça produisait tellement de vertiges, de sensations volées. Ils ne savaient plus trop ce qui se passait.

____Tom voulait dominer. Recommencer. Il s'empara d'un morceau de tissu, il souhaitait attacher Bill au lit. Que son corps soit entièrement sien. Le concerné se laissa faire, trop désireux de continuer, d'être caresser, d'en finir de cette explosion de jouissance proche. Le blond, le tortura, donnant des coups de langues sur la virilité de l'autre. Le laissant languir avant l'orgasme. Se venger d'une certaine manière de cette séparation brutale qui l'avait perdu. Son bassin se moula à son jumeau, bougeant pour le faire bander jusqu'à la limite.

____Il était sadique. Complètement ivre. Avide. Sa libido soucieuse depuis leur dernière nuit. Tout s'activait. Il partit chercher préservatif et lubrifiant. L'étalant correctement, de partout. Bill en était soulagé et lénifié. Un sourire tranchant son visage. Pressé de sentir de nouveau cette sensation. Ne faire qu'un. Tom se pencha au-dessus de son frère, droit dans les yeux, le visage impassible. Seule la sueur dégoulinante sur sa peau. Le brun serra la taille de celui-ci avec ses jambes, prêt. Toujours suspendu, soumis, consentant à la pénétration. L'aidant en approchant son bassin, lui montrer son envie débordante.
Il entra. Ses vas et viens de plus en plus vite, forts, au bord de l'épuisement.

____Deux hurlements déchirèrent la nuit. Tom se retira, jetant le plastique, détacha le brun et retomba dans les bras de son unique amour, rejoindre Morphée.

____De la lumière vint troubler les deux tourtereaux dans leur sommeil. A ce réveil, Tom empoigna la seule bouteille pleine –si on peut dire ça- et versa quelques gorgées à travers sa bouche entrouverte. Sa tête s'affala sur la poitrine de Bill. Ce dernier était réveillé mais gardait les yeux clos. Ses longues fines mains frôlèrent le visage de son frère et finirent sur la nuque, pour le masser. Cela le détendit.

– Bill ?
– Oui ?
– Pourquoi tu es parti ?

____Le jeune homme resta silencieux.

– Sache que je ne t'ai pas oublié une seconde.
– Je souffrais...Tu ne sais même pas à quel point. Je m'en suis rendu compte le jour suivant, j'ai paniqué. J'ai même appelé dû notre épouvantable famille...Je suis resté seul pendant un an et demi. Mais ça ne t'as pas laissé de remords. Je t'en veux Bill. Plus que jamais.
– Je...
– Tu ?
– Je t'ai...trahi...
– Quoi ?! Hurla le dreadeux.

____La rage s'empara de lui, ses yeux se plissaient, il était soûl. Il se dressa, prit la bouteille qu'il avait bue quelques minutes plus tôt. Il eu un geste trop violent.

– Laisse-moi t'ex...

____Il la fracassa sur le crâne de Bill.

– Non, non, non ! Tu ne pouvais pas ! Non, non...ses éclats de voix finirent murmures face au son désespoir.


____Il prit la tête de son frère entre ses bras, posant tête contre tête et pleura, de toute l'eau de son corps, retenu pendant plus d'une année. Il hurla. Hurla. Au point que sa gorge se noua, trop faible pour continuer. Son jumeau était mort. Mort.

____Tom vomit. Il se sentait affreusement mal. Son frère. Son frère. Mort. Non, ce n'était pas possible. Pas ça. Il n'avait pas pu faire ça. Non.

____Un dernier déchirement retentit. Un dernier « non » si redouté. Il ne pouvait plus rien faire. Le mal était fait. C'était la fin.



Epilogue.



____Trois jours après, la police débarqua, alertée par des touristes inquiets, en vacances sur la plage. Ils découvrirent le corps et un jeune homme bouleversé, éméché, grisé. Complètement affolé, agenouillé dans un coin de la chambre face au corps qui n'avait pas bougé, dont le sang avait coulé, maintenant sec. Une enquête suivit. L'inceste fut découvert, mais caché, pour le bien de Tom Kaulitz souffrant à présent de troubles psychologiques. Il était poursuivi par le visage de son frère, le dernier regard, l'effet de l'alcool. Cela ne l'empêcha pas, toutefois, à replonger, sans sortie possible. On l'envoya dans un centre de désintoxication, pour l'aider à se reconstruire. Mais il était déjà trop tard.

____Ce dernier exécuta plusieurs tentatives de suicide.

____Il regrettera toute sa vie,
Le coup fatal porté à son Amour,
Sous l'emprise de l'alcool...

# Posté le mardi 17 juin 2008 16:28

Modifié le mardi 17 juin 2008 16:54

One-Shot 3Par : memowrize

Musique : Mika - Over my Shoulders


____Je me couche enfin, fatigué et tiraillé par le froid, je cherche ce réconfort que j'ai tant besoin, mais comme toujours je suis seul, dans un lit deux places et froid. A écouter des musiques qui me déprime. Mes pensées envahies de souvenir, de douleurs, d'amertume, et de souffrance. Aucune joie, aucun bonheur ni même quelque chose qui me fasse sourire juste une fois. Vous connaissez ce sentiment, ou vous vous sentez vide de toute émotions, ou les mots ne peuvent sortir, ou tout un tat d'électricité passe dans votre corps, pour un appel crillant a ce faire souffrir encore plus. Non ce soir je ne céderai pas, il le faut, pour lui je lui est promis. Pourtant je voie cette lame, elle m'attire comme un Emån. Je le prend dans ma main, le risque et grand je vais craquer. Mais il ne me le pardonnera jamais, il veut tellement que je me sorte de cette merde. Si seulement j'était sur de m'en sortir. A l'heure qu'il est je serai avec lui, mais il me fallait cette distance. Pourquoi tout perdre, alors que finalement la seul aide s'est lui. Pourquoi m'enfermer dans mon désespoir, alors que je cherche que le bonheur. Je jette la lame contre le mur elle si plante, cette aixé d'amertume et de fureur m'a enfin fait réagir, depuis ses deux ans de galère. Je me sens encore le courage de me battre, il a tord je vais réussir pour lui.

____J'entend, une porte grincé, tient, Bill s'est réveillé, est-ce qu'il m'a entendu jeter la lame. J'enlève mes écouteurs de mes oreilles, et écoute les bruits de pas, qui résonne dans le couloir. Il se stop, devant ma porte. Je sens qu'il hésite à frapper. Je ne peut m'empêché de lui dire :


- Bill tu peus entrer.
- Ah tu ma entendu
- Oui
- Tu as recommencé ?
- Non j'ai réussi, enfin, j'ai réussi
- Je suis si fière de toi, ma petite s½ur, ma meilleure amie, écoute je sais malheureusement comme toi, que tout sa et difficile, jamais je ne pourrai me mettre à ta place, et éprouvé cette souffrance, qui t'amène à faire sa, je sais aussi que ta énormément de courage. D'ou elle ai ta maman est fière de toi, et toi ne te laisse pas abattre, ma puce. Ne te retiens pas de pleurer, sa fait deux ans, qu'elle est morte, et jamais je ne t'es vu laisser couler une seul larme sur ton visage. N'oublie pas que je suis la. Essais de te reposer d'accord.
- Oui Bill, Bonne nuit
- Bonne nuit
- hey Bill
- Oui, Marie
-Merci du fond du c½ur, je sais pas si j'aurai vraiment réussi à m'en sortir si tu n'avais pas été a mes coté, et si tu m'avais pas fait autant confiance. Alors Merci beaucoup.
- Mais de rien, je serais toujours la je te l'ai promis.


____Lui c'est mon frère, ses parents mon hébergés, après la mort de ma mère, mon père m'a abandonné à la naissance, et je suis malheureusement fille unique, enfin, j'ai une s½ur jumelle, mais elle n'a jamais voulu me rencontrer, j'ai alors décidé de laisser tomber. Finalement elle n'a jamais fait parti de ma vie. C'est une étrangère.

____J'entend mon téléphone vibrer, qui sa peut bien être sa cette heure la? Tom, C'est Tom. Lui, Lui, Lui. Je décroche


- Allo!! Princesse. C'est Moi!!!
-Tom, Mais pourquoi tu m'appelles a cette heure si, y'a un problème?
- Non ne t'inquiète pas mon ange, je suis juste derrière la porte de ta chambre
- Quoi ?
- Oui viens ouvrir


____Je pose le téléphone sur mon lit, et court ouvrir la porte de ma chambre. Il est la posté devant moi, les dread détachés, habillé de noir, une valise a coté de lui, le sourire jusqu'au oreille. Ce regard il m'avais manquer, ce regard qui n'appartient qu'a moi. Lui c'est l'homme de ma vie. Je lui saute dans les bras, et l'embrasse comme jamais je n'avais pu le faire. Il me sert fort, me regarde, me caresse le bat du visage, m'embrasse, me prend les mains, me re embrasse. Il laisse ses affaires, a la porte, me porte jusqu'au lit, rentre ses affaires, ferme la porte a clé. Vient ce blottir tout contre moi, je sen son poux s'accéléré, il me réchauffe, je suis heureuse. Un sourire ce voie enfin sur mon visage, il me prend dans ses bras, me sert fort, m'embrasse dans le coup avant de s'endormir prés de Moi.

____Finalement le bonheur je les retrouvé, j'ai Bannit mes vieux démon, je revie. Des larmes coulent de mes yeux, des larmes de bonheur. Je crois que finalement, je vais enfin être heureuse à ses cotés. Lui c'est mon c½ur, ma vie, et ma moitié. Je l'aime ne croyais pas le contraire.

# Posté le mardi 17 juin 2008 16:42

One-Shot 4With you forever.Par : Ema

Musique : The Red Jumpsuit Apparatus - Your Guardian Angel

____C'était le début du printemps, le soleil était là mais l'air était encore froid. L'herbe froissée par l'hiver commençait seulement sa renaissance, et de l'humidité de la terre émanait une odeur légère de pluie, ou de rosée. Allongé sur un vieux drap, humide de son contact avec la verdure, il contemplait simplement les cieux, attardant ses yeux sur tel ou tel oiseau qui passait, tel ou tel nuage, s'amusant comme un enfant à leur attribuer des formes farfelues.

____Ce n'était vraiment pas dans ses habitudes d'être ainsi, seul. Avec lui, il y avait toujours Bill, qu'importe l'endroit et les circonstances. Bill était toujours là.

____Bill devait être là.

____Il fit pivoter son corps, s'allongeant sur son flanc droit, une main soutenant sa tête. Son autre main caressait doucement les brindilles mortes, et ses yeux balayaient doucement l'étendue jaunâtre devant lui. Il était bel et bien seul cette fois là. C'était à la fois apaisant et oppressant. Il se retrouvait avec lui même, une première depuis quelques temps, et il paniquait. Paniquait d'avoir à affronter ses craintes et ses pensées les plus enfouies, les cauchemars et phobies qui pourrissaient jours après jours son existence. D'habitude, il y avait Bill. Et Bill aurait du être là. Il y pensait réellement à chaque minutes, chaque secondes de son existence. Bill était loin d'être sa moitié. Bill était son tout.

____Il soupira, et une petite nuée blanche s'échappa de ses lèvres. Il frissonna fortement, ramena ses jambes contre son estomac, cherchant la chaleur qui lui manquait incontestablement. Et il pensa à Bill, qui devait sûrement être dans la même position, enfoui sous la couverture laineuse qui traînait sur le canapé. Lorsqu'il avait laissé Bill, celui-ci dormait profondément, épuisé par une nuit plutôt agité, où ils avaient invités leurs amis. Il avait fait le moins de bruit possible, ne voulant le sortir de ses songes, et était sorti très discrètement. Bill ne l'aurait pas compris, si il lui avait annoncé qu'il avait besoin de prendre l'air, sans lui. Parce que Bill avait l'habitude d'être partout où il était.

____Il pensa à Bill, et à tout ce qu'il y avait autour de lui. Bill ne pouvait pas être que Bill. Il ne pouvait pas être qu'un être qui vit, qui existe. Il était, devait être quelque chose de plus que ça. Ce n'était pas seulement son frère, et l'amour de sa vie. Il n'était pas non plus quelque chose qui faisait partie de lui, comme une jambe, un bras ou un oeil. C'était au delà de tout ce qu'il y avait. C'était une force, un pouvoir, aussi réel qu'imaginaire, et même Tom ne savait pas ce que c'était. Ce qu'il était.

____Plusieurs fois il s'était surpris à penser que Bill était un dieu. Il avait rit de lui même, mais au fond, ça ne devait, et ça ne pouvait pas être totalement faux. Si Bill n'était pas un dieu aux yeux du monde, il l'était depuis toujours à ceux de Tom.

____Il crispa légèrement ses doigts dans l'herbe, la faisant craquer, céder, s'arracher, puis il lâcha les résidus dans une pluie légère. Il regardait chaque brin chuter, et le mouvement infime de cascade lui rappela immédiatement les cheveux de Bill. Chaque jour il les brossait, ses gestes se faisant fluides et patients, et Tom adorait le regarder faire. Il imaginait la douceur de Bill, la douceur de ses mouvements, la douceur de ses cheveux. Ils étaient d'un noir démesurément profond, mais semblaient malgré tout ternes et fatigués. Fatigués de toutes les expériences capillaires de leur propriétaire. Bill était adepte des colorations, brushing et extensions en tout genre. Tom n'avait jamais compris pourquoi un tel engouement pour de simples cheveux, mais il s'était vaguement souvenu que lui aussi cultivait une coiffure, un look, et que si Bill prenait autant de plaisir que lui à s'entretenir, alors il n'y avait rien à redire. Lorsque le dernier brin eut touché le sol, il fixa intensément celui-ci, mordant l'intérieur de ses joues. Non il était vrai qu'il ne comprenait pas toujours Bill, alors que lui semblait le comprendre à chaque fois. C'était comme si son frère avait une intelligence supérieure à la sienne, et qu'il pouvait deviner, à un sourire ou un regard, une attitude, ce que Tom avait à lui dire, ce qu'il avait fait, ou comment il se sentait. Tout cela le frustrait dans un sens, mais ça ne pouvait pas être une mauvaise chose, parce que Tom avait horreur de raconter.

____Il sourit légèrement en pensant à cet équilibre involontaire qu'ils avaient créé tout les deux avec les années. Mais il perdit rapidement ce sourire, des flots de pensées indomptables paralysant son esprit. Que serait-il devenu si Bill n'avait pas existé? Et, d'abord, aurait-il pu exister sans que Bill soit à ses côtés? Il se redressa instantanément, la peur parcourant douloureusement ses membres. Il avait souvent cette désagréable sensation d'engourdissement lorsque la remise en cause de son existence, de leur existence faisait surface. Il lui était difficile, non, inconcevable de penser à une vie sans Bill. Bill n'était-il pas sa vie après tout?

____Depuis la première cellule qui avait pourtant formé ses deux êtres bien distincts, Tom avait tout donné à Bill, comme Bill lui avait tout donné.

____Un poids dérangeant pris place au creux de son ventre alors que ses yeux fuyaient, cherchant quelconque repère. Il voulait quelque chose à quoi se fixer, pour ne pas chuter, pour ne pas s'enfoncer dans sa peur. Et son repère, c'était Bill. Mais Bill n'était pas là.

____Il paniqua, songeant sans le vouloir à ce qu'il adviendrait de lui si Bill venait à disparaître. Bill ne pouvait, ne devait pas disparaître, et aussi égoïste que ça soit, Tom avait toujours voulu partir avant lui, ou avec lui, parce qu'il savait que s'il voyait Bill s'en aller, son coeur se déchirerait, exploserait, qu'il deviendrait sûrement fou, et que même le bref temps qu'il aurait à endurer sans lui serait une longue agonie.

____Un lourd sanglot franchit la barrière de ses lèvres entre-ouvertes, et il ramena ses bras autour de lui, cherchant tant bien que mal à se protéger des morbides pensées qui l'assaillaient. Pour se redonner un temps soit peu de contenance, il souffla fortement, expirant la quasi totalité de l'air de ses poumons, et inspira doucement, renouvelant le courant vivifiant à travers lui. Ses mains tremblaient légèrement, et ses paupières battaient rapidement alors qu'il pensait encore à Bill.
Il retrouva sa position initiale, allongé sur le drap, mais se tourna sur le ventre, ses yeux fixant ainsi l'herbe à sa hauteur.

____A cet instant, il aurait voulu que Bill soit là avec lui. Bill était toujours là, et il avait toujours besoin de Bill. Il voulait être dans les bras de Bill et qu'il le rassure, comme souvent, qu'il lui dise que peu importe ce qui pouvait arriver, ils se retrouveraient toujours. Il voulait l'odeur de Bill avec lui, partout où il était. C'était l'odeur qui lui était la plus familière, et rassurante. C'était une odeur qu'il n'avait jamais eu l'occasion de retrouver. Il n'existait pas dans la nature quelque chose qui sentait comme Bill. Bill sentait la vie, lui semblait-il, et ça ne pouvait pas être totalement faux. C'était sucré, musqué, acidulé, fort et tellement doux et enivrant. Il n'avait pas souvenir que Bill ait senti autre chose que ça. Bien sûr, le brun ne se privait pas de mettre tel ou tel parfum de tel ou tel marque, mais Tom ne sentait définitivement que cette odeur. Cette odeur inqualifiable.

____Et si il perdait Bill, il n'y aurait plus l'odeur.

____Il inspira fortement, en y pensant fort, très fort. Il voulait cette odeur, et il avait beau inspirer, sentir, rien. Il n'y avait rien, puisque Bill n'était pas là.

____Ses doigts agrippèrent avec force les brins au sol alors que ses yeux se crispaient.

____Si Bill sentait divinement bon, il ne pouvait être que divinement beau.

____Bien que jumeaux, jamais il n'avait considéré Bill comme son reflet dans le miroir, son double exact. Pour lui, tout ce qui émanait de Bill était lumineux, et fort, et indescriptible. Un sourire ou un regard, tout de lui était chaud et froid, dur et doux, fort et fragile. Il incarnait la vie elle même, et bien qu'il ait parfois des sautes d'humeur, des mots plus hauts que d'autres ou bien des idées arrêtées sur certains sujets les menant parfois à de fortes disputes, Bill ne pouvait être que bon.

____Et qu'il était bon d'être avec Bill.

____Il avala difficilement sa salive, une boule vraiment douloureuse s'étant formée dans sa gorge.

____Être avec Bill, s'était tout et rien à la fois. C'était difficile à décrire, mais formidable à vivre. Ils avaient l'impression ensemble de faire tourner le monde. La présence de l'autre leur était indispensable, le contact encore plus. Tom aurait tout donné pour effleurer doucement une main de Bill, pour poser sagement ses lèvres sur son front, pour taquiner du bout d'un orteil un de ses pieds. Pour l'enlacer étroitement dans ses bras, respirer son odeur et sentir sa chaleur fraîche contre lui.
Bill lui manquait. Il devait être avec Bill.

____Il devait être avec Bill, et ça lui faisait mal. Mal partout. A l'intérieur comme à l'extérieur, tout son corps le faisait souffrir atrocement, et bientôt une larme roula sur sa tempe, se perdant dans le tissu bleu du drap. Il s'en voulait à présent, d'être parti sans son frère. Ce qui devait être une ballade tranquille virait au cauchemar, et seul, il ne pouvait pas surmonter le flux insupportable de larme et de douleur qui secouait son corps et son âme elle même.

____Sans Bill, c'était dur, vraiment trop dur. Il était plus qu'habitué à devoir se séparer de lui momentanément. Il se souvint de la première fois où Bill était parti chez un ami, sans lui. C'était un ami de Bill uniquement, et il était normal que Tom ne soit pas invité. Il l'avait regardé partir, le coeur serré, apeuré à l'idée qu'il puisse lui arriver quelque chose. Que Bill dise, ou fasse des choses sur lesquelles Tom n'avait aucun contrôle. Il ne pouvait tout simplement pas être là pour surveiller Bill, et il n'en avait pas dormi de la nuit, ou seulement très peu. Lorsque Bill était rentré le lendemain dans l'après-midi, ils s'étaient serrés l'un contre l'autre, et Bill avait confié à Tom qu'il s'était senti désagréablement seul, et abandonné. Tom n'avait pas été là pour veiller sur lui, et ça l'avait dérangé toute la nuit. En grandissant, il avait bien fallut qu'ils se séparent, parfois pendant deux ou trois jours. Il y avait toujours cette appréhension, mais tout ça restait supportable.
Malgré tout, Tom avait besoin de Bill plus que jamais, à cet instant. Il se sentait incapable. Incapable d'essuyer lui même ses yeux et ses joues, incapable de se lever, incapable de rentrer chez lui. Chez eux. Il avait besoin des doigts de Bill, qu'ils viennent enlever délicatement les larmes salées et que ses paroles douces les fassent tarir. Il avait besoin des grandes et fines mains de Bill pour l'aider à se mettre debout, de son sourire pour le faire tenir, de sa voix pour le guider. Il avait besoin de Bill pour avancer. Oui mais voilà, Bill n'était pas là.

____Une longue plainte éraillée se fit entendre. Tom pleurait vraiment.

____Il n'était pas celui qui devait pleurer, tout cela dans la logique unique que lui et Bill avait fondé. Bill pleurait, et Tom le consolait. Il en avait toujours été ainsi, et lorsque l'inverse se produisait, c'était toujours bouleversant et presque choquant pour eux. Il ne voulait vraiment pas pleurer, mais il ne pouvait en être autrement. Il avait mal. À la gorge, aux yeux, aux joues, à la mâchoire, à force de vouloir se retenir.
Mais de la peine, il passa à la colère. Son poing se forma brusquement alors que sa mâchoire se crispa avec force. Ses doigts ainsi repliés semblaient pouvoir détruire un arbre, un mur. Ses ongles, aussi courts fussent-ils, s'incrustaient désagréablement, presque douloureusement dans sa paume, et la jointure de ses phalanges paraissait vouloir craquer. Il souffla rageusement, s'en voulait d'être aussi faible. Tout cela était dans sa tête, il n'y avait rien de réel, du moins pour le moment. Pourquoi était-il aussi sensible à de simples pensées! Il était normal, après tout, d'avoir peur pour la personne que l'on aime le plus. C'était tout à fait normal et légitime d'avoir besoin de la présence de l'être aimé à ses côtés, alors pourquoi tant de larmes?

____Il déglutit difficilement, tentant de calmer sa respiration. Il allait rentrer, et tout allait bien aller. Tout allait bien aller parce que Bill serait là.

____Les larmes glissaient encore contre sa peau, et son corps ne semblait plus vouloir réagir à ce que son cerveau commandait. Il voulait, plus que tout, se lever, plier son drap et prendre rapidement le chemin du retour. Seulement, il était engourdi, et il se sentait fatigué. Désespéré. Ses forces semblaient avoir quitté son corps depuis de longues minutes déjà, et même son poing, si durement formé, s'était relâché. Il n'y arrivait pas. Il n'y arrivait plus.

____Il savait que tout cela était uniquement dut à ses craintes. Celles qu'il refoulait depuis toujours, et qui parfois, lorsqu'il était seul ou quasiment seul, ressurgissaient comme la foudre, frappant là où ça faisait mal. Frappant là où c'était fragile.

____Car oui, il devait bien se l'avouer, Bill était sa force mais aussi sa faiblesse. Il avait peur pour Bill, tout le temps, qu'il soit là ou pas. Il faisait attention à lui à chaque instant, c'était plus fort que lui. En se pinçant les lèvres, il se rappela cette fois où Bill et lui faisaient du roller ensemble. Ils avaient décidé ce jour là de descendre une pente assez conséquente, et Bill s'était entêté à ne pas vouloir prendre la main de Tom. Tout les deux avaient dévalé plus de la moitié du chemin pentu quand Bill cria à Tom, une panique évidente dans la voix, qu'il n'arrivait pas et n'arriverait sans doute pas à freiner. Sans se soucier de sa propre trajectoire, Tom avait expliqué à Bill comment utiliser correctement son frein, et alors que Bill arrivait sans encombre à se stopper, les rollers de Tom vrillèrent dangereusement, lui faisant perdre son équilibre. Il était violemment tombé en arrière, se rattrapant sur ses fragiles poignets. Bill n'avait rien eu ce jour là, et malgré le plâtre qu'il avait du porter pendant deux longs mois et ses multiples écorchures, Tom était vraiment fier et soulagé. Tom était prêt à souffrir pour Bill, donner son corps et son âme. Mais sûrement pas sa vie. Sa vie n'était-elle pas Bill après tout?

____Il renifla légèrement, et alors qu'il se croyait calmé, tout son corps se contracta en un spasme qui lui coupa le souffle. Il éclata en de déchirants sanglots. Tout en lui était secoué. Tout cela était trop. Ses doigts s'enfonçaient à présent dans la terre mouillée, et tout son visage était tordu de souffrance. Il aimait Bill, et ça lui faisait mal. Mal parce qu'il n'était pas conscient de tout ce qu'ils échangeaient, de tout ce qu'ils vivaient, de tout ce qu'ils ressentaient, et que si Bill partait, si Bill mourait, il n'aurait sûrement pas eu le temps de profiter comme il le fallait de sa présence.

____Bill ne devait pas le laisser.

____Il sanglotait comme un enfant, ses jambes repliées contre lui, ses mains cherchant désespérément quelque chose à agripper et serrer. Quelque chose qui allait le rassurer et l'aider à ce sortir de cette sombre transe. Cet enfer. Il voulait les bras de sa mère, ou la voix chaude de son père. Ou Bill. Il avait simplement cette herbe desséchée, et cette terre mouillée, et ce vieux drap, et ce vent froid.

____Tout était devenu si soudainement horrible qu'il lui paraissait impossible de s'en sortir sans l'aide de son frère. Tout était noir, et dur, et triste.

____Il poussa sur ses jambes et se retourna, son visage faisant face au ciel dans lequel les nuages défilaient à toute vitesse. Son corps était toujours secoué, son visage toujours inondé, ses pensées toujours imperméable à toute forme de bien être.

____Il aurait voulu plus que tout que Bill ait su où il se trouvait. Il aurait aimé que Bill arrive à grandes enjambées, que son ombre passe par dessus lui, et que la lumière pâle du soleil dessine les contours de son frère qu'il aurait deviné en plissant les yeux. Il souhait que Bill lui parle et lui dise qu'il était là, avec sa voix douce et un peu rauque du réveil. Qu'il s'accroupisse à côté de lui, passant une main sur sa joue, et qu'il lui prenne lentement la main pour les ramener tout les deux au chaud, où ils auraient bu un chocolat en se regardant sourire l'un l'autre, une musique calme sortant du poste posé par terre dans leur cuisine. Que Bill le fasse sourire en lui racontant un de ses rêves, qu'il le fasse rire en lui parlant de la voisine qu'ils s'amusaient à espionner par la fenêtre. Que Bill fasse exploser son coeur en posant sa main sur la sienne et qu'il lui dise dans le blanc des yeux à quel point il l'aimait et tenait à lui. Que Bill lui promette qu'il serait toujours là.

____Mais il fallait se faire au fait que Bill n'était pas là.

____Il pleura encore, longtemps, et lentement ses pleurs cessèrent. Quelques soubresauts le surprenaient encore, mais les larmes avaient totalement arrêté de couler, et la douleur de Tom s'était quelque peu apaisée. Il ne se sentait plus vide de tout, ou plein de peine et de déchirement. Il était cependant loin de se sentir bien, mais il allait mieux. Il venait d'évacuer ce trop plein qu'il ne se permettait de lâcher que trop rarement. Il ne sentait plus - ou seulement très peu – ses membres, et avait l'étrange mais pas désagréable impression de flotter. Alors que son esprit sortait tout juste de ce qu'il voulait appeler un autre monde plutôt qu'une réalité future, son corps semblait être lui aussi sujet à un, comme qui dirait, voyage. Il remua ses doigts, puis sa main, et la porta pour finir à son visage, essuyant par de doux gestes le ruisseau de larmes. S'en était fini de cette peur. Il savait que Bill allait bien, et qu'il irait bien tant qu'ils seraient ensemble. Bill était fort, et assez responsable et mature pour s'occuper de lui même. Et pour s'occuper de Tom.

____Il se redressa doucement, sentant son dos craquer sous la pression, et souffla un bon coup. Il leva les yeux vers le ciel, contemplant une dernière fois l'étendue blanche grise et bleue.
Il ne se souvenait même pas de ce qui l'avait emmené à tant de larmes, ni de ce qui l'avait poussé à venir ici, et encore moins depuis combien de temps il était là.

____Il se leva, frotta énergiquement son pantalon baggy, et secoua tout aussi vivement le drap sur lequel il était installé. Il le plia, renifla une dernière fois, et parti vers l'entrée du petit jardin, reprenant le chemin le menant chez lui. Le menant à Bill.

____Après quelques courtes minutes de marche, Tom arriva au seuil de leur maison. Bill était là quelque part derrière les murs gris clair. Peut-être dans la salle de bain en train de brosser ses cheveux. Peut-être dans son lit à écouter de la musique. Peut-être à la fenêtre à le regarder arriver. Ou peut-être dans la cuisine devant un chocolat chaud, ou un thé.

____Il glissa d'une façon familière la clef dans la serrure et ouvrit doucement la porte. Il enleva directement ses chaussures, posant les portes-clefs métallique sur la petite table de l'entrée, et se dirigea calmement vers le salon. Sa respiration s'était accélérée lorsqu'il avait ouvert la porte, et une sorte d'euphorie s'était emparée de lui alors qu'il avait avancé dans la maison. Mais toute cette excitation était retombée alors que ses yeux se posèrent directement sur un Bill encore endormi. Ses genoux étaient remontés contre son ventre, ses cheveux couvraient son visage et la couverture était au sol. Tom se pencha pour la ramasser, et couvrit délicatement Bill avec, ajustant la laine pour qu'il n'ait pas froid. Il s'installa dans un des fauteuils faisant face au canapé, s'enfonçant dedans sans lâcher Bill des yeux.

____Bill pouvait lui dire n'importe quoi, lui faire n'importe quoi. Il pouvait l'utiliser, l'user, l'abîmer, le casser. Il serait toujours là pour Bill. Parce que Bill lui, était, et serait toujours là.

# Posté le mardi 24 juin 2008 15:43